Au Coeur de Soi
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Les abeilles au service de la santé de l’homme

 

Découvrons l’Apithérapie par  le Professeur Henri Joyeux, chirurgien, cancérologue et nutritionniste de l’Université de Médecine de Montpellier

Ce sont des cures de santé à base des produits de la ruche : miel, pollen, gelée  royale et propolis

La carrière du Professeur H. Joyeux en quelques mots : il passe sa thèse de médecine en 1972 avec pour thème L’intestin artificiel et les mélanges nutritifs pouvant conduire à des substitutions acceptables dans le bol alimentaire.

Puis il est conduit à préconiser la perfusion de mélanges adéquats permettant de suppléer par exemple à la résection d’un foie détruit à 80%.

Nommé en 1980 Professeur de Cancérologie par Henri Pujol, autre éminent Professeur montpelliérain en la matière, il est désormais chirurgien et dirige la chaire de chirurgie digestive.

Il a publié plusieurs ouvrages de vulgarisation en ce qui concerne l’alimentation comme par exemple Comment manger mieux.

 

« Comment suis-je venu aux abeilles ?   

J’avais 24 ans et j’exerçais en coopération au Maroc la chirurgie auprès d’un patron qui avait 65 ans. Un malade se présente avec une jambe fracturée. Les diverses interventions et tous les pansements imaginables ne marchaient pas ! Le patron déclare : « Il faut l’amputer ». Le malade avait le même âge que moi : 24 ans. Il m’annonce qu’il va se traiter avec du miel. Connaissant l’intransigeance du patron, je lui suggère sous le manteau de disparaitre rapidement sans commentaires. Quarante ans plus tard dans la ville de Tanger, un Monsieur l’arrête avec sa femme. Il montre sa jambe qui n’est pas coupée : « Le miel et des abeilles l’ont guéri ! ».

 

 

M. H. Joyeux considère que l’Université remplit la mémoire des carabins d’une multitude de produits pharmaceutiques dont les 3⁄4 sont inutiles !

En fait c’est l’observation de l’humain malade qui lui permet de comprendre l’humain sain !

Nous sommes dans l’anthropologie et c’est cette dernière qui nous ouvre des voies. Le canari dans les mines était le révélateur des risques d’asphyxie. Eh bien l’abeille est aujourd’hui le révélateur du déséquilibre de notre environnement (le slogan Abeille, sentinelle de l’environnement, est très bien choisi) !

 Ce qui l’a définitivement orienté vers les produits de la ruche, ce sont les malades et sa femme.

 

 

« La propolis ? C’est quoi la propolis ? »

Il a fallu qu’il se documente. Il préconise aujourd’hui le miel même pour les diabétiques ! Les abeilles sont au service de la santé de l’homme. Tout simplement l’agriculture, comme bien entendu l’apiculture, sont les acteurs primaires de notre santé, avant même la médecine « qui en traite les effets » ! Or on apprend que l’obésité coûte 10 milliards d’€ par an, le diabète autant, le cancer 14 milliards, et la constipation 800 millions d’€.

Des maux qu’un régime avec des produits apicoles judicieusement employés résoudrait sans problème. Oui, l’abeille est la sentinelle de l’environnement.

Un jour à la descente de l’avion H. Joyeux rencontre Jean-Louis Borloo, Ministre de l’Environnement en ce temps-là. Etant un participant du Grenelle de l’environnement, il lui dit qu’une telle initiative est géniale et qu’en conséquence il se demande pourquoi les pesticides ne devraient pas être supprimés dans les 5 ans à venir. Le Ministre lui répond : « Monsieur Joyeux, êtes vous pour les OGM ? ». Il lui répond non. « Donc, on ne peut supprimer si rapidement les pesticides qui restent encore incontournables ». Nous sommes bien sûr dans le domaine du compromis politique.
H. Joyeux en vient à décliner les vertus des différents produits de la ruche.

 

 

Le miel
Examinons l’usage du sucre. H. Joyeux considère que l’aspartam préconisé pour réduire l’obésité est une hérésie : l’aspartam est à l’origine des lymphomes (cancers des lymphocytes ou globules blancs). Son emploi est la conséquence d’une agriculture déraisonnable qui a privilégié l’usage des sucres. « Quand on me parle de la compote je recommande de la donner la veille du départ dans l’au-delà ! »

Les différents miels sont constitués de sucres bien plus intéressants que le « sucre de canne ou de betterave ». On y trouve du fructose (le sucre des fruits) jusqu’à 300 g / kg de miel. Comparons les index glycémiques : celui du sucre de canne est de 100, celui du pain blanc est également de 100 et celui du miel n’est que de 87 ! Or le mauvais sucre se stocke dans le foie. Le foie se fatigue jusqu’à ce qu’une stéatose hépatique se déclare !
Savez-vous que pour produire un gramme de miel, l’abeille visite 7500 fleurs au rythme de 200 fleurs/h. Un précieux produit, fruit d’un labeur intense !

Mais en plus des aspects diététiques du miel, parlons du système immunitaire. Le miel est un produit qui contient des anti-inflammatoires, des antiseptiques, des antibiotiques, des antiviraux, des cicatrisants, des antioxydants, des anti-vieillissants tels les flavonoïdes !

Il contient 12 acides aminés (les briques qui servent à édifier les protéines qui forment nos tissus, notamment les muscles). Or 7 acides aminés sont essentiels pour l’homme (ceux que le métabolisme de l’homme ne peut pas synthétiser à partir des 4 éléments de base que sont le carbone, l’hydrogène, l’oxygène et l’azote). Nous devons aller les chercher dans notre alimentation. Eh bien ils sont dans le miel !

En dehors des sucres, on identifie dans le miel du cuivre, du magnésium, du silicium, du sodium, du soufre, du zinc, du sélénium, des vitamines B1, B2, B6, B12, D.

En 1953 le néo- zélandais Sir Edmund Hillary a vaincu l’Everest grâce à un régime particulier. Etant apiculteur, il mangeait des produits de la ruche.

« Je répète sans cesse à mes collègues d’arrêter l’usage des produits de la vache ! Par le traitement UHT du lait, beaucoup de facteurs de croissance sont conservés. Or nous ne sommes pas des veaux destinés à croître à de telles tailles ! L’allaitement ? Bien entendu par la mère et non par le lait de la vache ! »
« Il faut se servir de ses dents : mâcher vos aliments bon sang ! » Par la mastication on ajoute suffisamment de salive pour commencer d’hydrolyser son bol alimentaire. « Il faut cultiver le goût ! » Le bébé à qui on présente sur les lèvres une tranche de mandarine, de pomme, décèle les saveurs et les apprend. Ses papilles sont sur les lèvres !

« Chez les enfants je recommande du miel supplémenté en acide folique, ou l’Energie vitale.  Chez les personnes âgées je suggère des fromages (brebis et chèvre) et du miel partout ! »Cela diminue les mortalités coronariennes et lutte contre l’Alzheimer.

Pour le traitement d’Helicobacter pilori (bactérie responsable de l’ulcère de l’estomac), après le traitement antibiotique, je recommande de consommer des fruits et du miel. Le miel contient une grande quantité de substances contre les agressions microbiennes. Il contrôle bien d’autres bactéries telles que Pseu- domonas aeruginosa, Staphylococcus aureus (furoncles, anthrax, etc…).

Il est bien meilleur pour la toux que tous les sirops de la pharmacopée. Il diminue les caries et la plaque dentaire.

Durant 25 ans le Professeur Bernard Descottes, chirurgien au CHU de Limoges, a utilisé le miel pour la cicatrisation des plaies et les escarres. Nous savons depuis les chinois, les grecs, depuis Pline l’Ancien, que les varices peuvent être soignées par le miel.

 

La gelée royale
Il faut la consommer sous la langue. L’administration sublinguale garantit une bonne assimilation. La gelée royale contient des oligoéléments, les vitamines B1, B3, B12 et 18 acides aminés dont les 7 acides aminés essentiels déjà signalés. Son usage élève le taux d’acétylcholine (comme le miel d’ailleurs), participe à l’équilibre neuropsychique, facilite la formation des hématies (globules rouges) et soutient la virilité !

On racontait que « le mari de la comtesse » pouvait accomplir ses hommages 7 fois dans une nuit !

 

Les pois chiches (qui contiennent des phytohormones), le fromage de brebis et le miel ensemble stimulent la libido…

 

 

 

 

Le Pollen

On devrait en consommer une cuillère à soupe par jour. Bien le mastiquer, c’est un tonifiant et un stimulant. Récolté sur les étamines des fleurs, il contient des ferments lactiques qui intéressent l’équilibre de notre flore intestinale. En plus des protéines, on y trouve les vitamines A, C et E, la rutine (dérivé flavonoïde aux propriétés vasoprotectrice, antioxy- dante et anti-inflammatoire), des polyphénols (comme dans le vin rouge).

C’est un « contracteur » de la fibre intestinale facilitant le péristaltisme.

Il favorise les défenses immunitaires et en particulier stimule la circulation lymphatique pour la protection de notre corps.


La Propolis
Cette substance est récoltée par les abeilles qui la ramènent à la ruche pour diverses utilisations : un ciment pour coller les différents éléments de la ruche, une pâte pour boucher les fissures de l’habitat et pour réduire le trou de vol pour mieux contrôler le passage des intrus.

La propolis est antiseptique et anesthésique dans certaines interventions dentaires. Associée au millepertuis elle facilite le sommeil.

Les japonais en consomment 500 tonnes / an en raison de ses vertus anti-cancérigènes.

Elle peut être effectivement associée à la chimiothérapie lors des traitements du cancer. On sait que la chimiothérapie si elle détruit les cellules cancéreuses, détruit aussi certaines cellules saines, en particulier les globules blancs.

Pour combattre de tels effets secondaires de la chimiothérapie anticancéreuse, on utilise l’EPO7 (des cyclistes…). A la place H. Joyeux préconise le miel de rhododendron avec de la propolis qui remplissent le même rôle. Chez des souris métastasées expérimentalement on a observé une diminution de 40% des métastases après un traitement à la propolis. On commercialise désormais des shampoings et des lotions à base de propolis pour lutter contre les séborrhées, les pellicules, le psoriasis, etc… Ces préparations calment les démangeaisons. Enfin la propolis verte est particulièrement recherchée pour ses propriétés antioxydantes.


Conclusion
Le Professeur Joyeux souligne par ailleurs le nécessaire contrôle de son alimentation en termes de choix des aliments et de cuisson de ceux-ci.

Il signale qu’en effet les cuissons excessives produisent de la nitrosamine et du benzopyrène, produits tout particulièrement cancérigènes. Encore ne faut-il pas entrer dans une démarche excessive inverse. Tel patient allemand qui ne mangeait que des viandes crues, utilisait un additif pour mieux les digérer. Cela a eu un effet néfaste sur les enzymes pancréatiques. Il a « cassé » son pancréas, engendré un cancer de celui-ci qui s’est propagé en métastases dans le foie ! Certes manger cru certains végétaux, mais utiliser aussi la cuisson douce !

Hippocrate déjà disait « Que ton aliment soit ton médicament », ce que Jean Rostand avait traduit par l’aphorisme : « Vaut mieux un bon menu qu’une ordonnance ». « C’est pourquoi je préfère aller au resto plutôt qu’à l’hosto ».

http://abeille34.over-blog.com/page-rucher-ecole-de-l-abeille-heraultaise-en-agde-8816060.html

 

 

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